Chômage chez les séniors. LR PS créent la misère

En France, on crée la misère. Voici la résultante des lois successives sur les retraites de LRPS depuis 2003. Les réformes sous Chirac, Sarkozy et Hollande sont la conséquence de l’explosion du chômage des séniors.

Première conséquence : La mesure de décote de trimestres dissuade tout départ en retraite anticipé (loi Fillon pour mémoire). Les français ne veulent pas se faire spolier des trimestres travaillés. Pour cela, ils sont obligés d’attendre l’âge légal qui est aujourd’hui de 62 ans ; mais là aussi, il faut avoir l’ensemble des trimestres sinon il y a décote. Donc, ils poussent leur retraite au plus loin jusqu’aux 67 ans.

Deuxième conséquence : Le nombre d’années travaillées. Elles sont passées de 40 à 43 ans. Soit de 160 à 172 trimestres. Nous savons que la moyenne d’âge d’entrée sur le marché de l’emploi des jeunes augmente régulièrement. A cela, les gouvernements successifs ont mis en place des nouvelles mesures leur demandant de travailler plus longtemps. Au bout du compte, nous avons des jeunes aujourd’hui qui n’auront pas le nombre de trimestres requis arrivés au moment de la retraite.

Troisième conséquence : Le cumul emploi-retraite plus contraignant depuis 2014. Il est une réalité que bon nombre de français sont obligés de cumuler les emplois pour arrondir les fins de mois. En 2014, le gouvernement de Valls a fait introduire l’obligation de cesser toute activité et liquider tous ses droits à la retraite à taux plein. C’est à dire qu’une personne exerçant une activité principale salariée, mais ayant un statut d’auto-entrepreneur à côté doit, s’il prend sa retraite de salarié, aussi prendre sa retraite de ce statut d’indépendant. Une fois ses droits liquidés sur l’ensemble des caisses, la personne peut reprendre une activité professionnelle, sous certaines conditions, mais ses nouvelles cotisations ne lui apporteront rien de plus.

Résultante : Les français sont obligés de rester actifs le plus longtemps possible afin obtenir une meilleure retraite. Le bémol est que les actifs de 50 ans et + sont considérés comme moins productifs, ce sont les plus touchés par le chômage ; et comme ils ne veulent pas perdre de trimestres durement acquis, bon nombre de séniors sont obligés de passer par une période de « vaches maigres ».

C’est en cela que ramener la durée de cotisation à 40 ans est une mesure de bon sens.

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Source La Provence du 11 octobre 2016

 

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